"C’est en laissant au sujet la plus grande liberté de parole que le psychanalyste vient occuper une place restée vacante dans l’histoire du sujet. Cette place est le lieu d’un transfert de la souffrance et des symptômes qui l’accompagnent aussi bien que des obstacles à leur résolution. L’acte psychanalytique ne se comprend en ses effets que dans l’après-coup. C’est en dénouant, à la faveur de leurs manifestations transférentielles, les conflits qui se sont tissés dans l’histoire actuelle comme passée du sujet que les symptômes perdent leur raison d’être. Durant les dernières années de son œuvre, 1976-1980, Lacan revient sur le jeu de mots, ou plutôt sur le jeu sur les mots et l’équivoque signifiante qu’il engage, comme seul capable, par le signifiant, d’atteindre à un réel susceptible de dénouer le symptôme de l’analysant, lequel s’était précisément constitué comme une nœud de signifiants. C’est ce que je désignerai cette année comme la réplique de l’analyste à l’analysant, soit l’ultime enseignement de la pratique de Lacan qu’il nous est donné de recevoir, afin de pouvoir répondre à ce qui se passe aujourd’hui." JM Louka 06/09/2026
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