

Comment attraper, autant que faire se peut, cette « chose » qu’on a appelée jusque-là et nommée depuis Sigmund Freud (1896), « La psychanalyse » ?
« Science », théorie, pratique, discipline tout à la fois.
Ce livre que tu vas lire, lecteur, est une tentative d’attraper ce furet qu’elle est depuis son invention freudienne, et encore avec sa reprise lacanienne.
Freud,… et puis Lacan, à la fin se dessine une avancée dans le savoir et la culture à nulle autre pareille. Psychanalyse, sinon immortelle, à tout le moins, et au mieux,… pérenne !
Souhaitons-la comme telle.

« Taisez-vous et écoutez-moi, docteur Freud ! », lance Emmy von N. dans Études sur l’hystérie (1895). Et Freud, habituellement si bavard, s’exécute : il se tait. Avec ce geste, quelque chose naît – la psychanalyse – et, avec elle, un déplacement du lieu du savoir.
Ce n’est plus le médecin, détenteur supposé de la vérité, qui sait ; c’est le patient – en l’occurrence une femme, une hystérique. En acceptant d’être enseigné par celles dont la souffrance psychique était jusque-là restée inaudible, Freud la voie à la figure du psychanalyste et à une nouvelle écoute. Depuis lors, le féminin n’a cessé de traverser les divans de la psychanalyse.
https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/la-psychanalyse-passant-le-feminin/82257